En début d’année des preuves archéogénétiques ont démontré que des Néandertaliens avaient trouvé refuge dans le sud-ouest de la France vers 65 000 ans avant le présent avant de conquérir le reste de l’Europe. Pour autant, une incertitude demeurait dans l’étude : pourquoi un refuge a-t-il émergé à cette latitude plutôt que dans les péninsules méridionales comme lors du dernier maximum glaciaire ?
Nous pensons que le microclimat, décrit par l’analyse combiné du pollen et des microorganismes marins préservés dans une séquence marine en face de Bordeaux, offrait un excellent refuge à ces populations. Il y avait probablement, à l’époque, un phénomène similaire aux effets du Gulf Stream sur le Nord de l’Europe, aujourd’hui.
L’équipe du laboratoire EPOC, conduite par Maria Sánchez Goñi, directrice d’études à l’EPHE - PSL, suggère qu’une configuration climatique spécifique affectant la marge de l’Europe occidentale lors du début de la dernière glaciation serait à l’œuvre. Celle-ci est documentée dans les archives paléoclimatiques multiproxy du golfe de Gascogne. […]

Référence
M.F. Sánchez Goñi, & F. d’Errico, Climatic mechanisms underlying a southwestern French Neanderthal refugium at the onset of the last glaciation, Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 123 (19) e2610884123, https://doi.org/10.1073/pnas.2610884123 (2026).