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Reconstituer la dynamique des écosystèmes au cours du Middle Stone Age en Afrique australe

Sara García-Morato et Maria Fernanda Sanchez Goni, du Laboratoire EPOC, co-signent une nouvelle étude à paraître dans Nature Communication Earth & Environment dans laquelle elles proposent une reconstitution de l'évolution des écosystèmes passés des bassins de l'Afrique australe, entre 180 000 et 30 000 ans avant notre ère, à partir d'enregistrements polliniques marins. Une travail qui apporte de nouveaux éléments sur les contraintes et contextes environnementaux auxquels étaient soumis les premiers Homo sapiens.

Publiée le

Une image robuste de la dynamique des écosystèmes

Depuis plusieurs décennies, l’Afrique australe occupe une place centrale dans les débats sur l’origine des innovations technologiques et symboliques chez Homo sapiens. D’abondantes études archéologiques ont documenté des développements culturels remarquables au cours de cette période, notamment les technocomplexes Still Bay et Howiesons Poort. Si de nombreux travaux ont exploré les liens possibles entre changements climatiques et innovation, un élément clé faisait défaut : une reconstitution cohérente de l’évolution des écosystèmes à l’échelle de l’ensemble de la région, et de leur articulation avec les trajectoires culturelles.

La nouvelle étude répond à ce manque en mobilisant une archive jusqu’ici sous-exploitée mais particulièrement puissante : les enregistrements polliniques marins conservés dans des carottes de sédiments profonds. Les chercheurs ont combiné des données polliniques à haute résolution issues de deux carottes stratégiquement localisées au large des marges orientale et occidentale de l’Afrique australe. Ces carottes intègrent des signaux de végétation transportés par deux des plus grands bassins versants du subcontinent — le bassin du Limpopo à l’est et celui de l’Orange à l’ouest — qui couvrent ensemble la majeure partie de la surface régionale.

Contrairement aux archives continentales, souvent influencées par des conditions très locales et par des processus taphonomiques spécifiques aux sites, ces archives marines intègrent des signaux de végétation sur [...]

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Sara García-Morato et Maria Fernanda Sanchez Goni, sont toutes deux chercheuses à l'UMR EPOC - Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux.

Climatic variability, vegetation dynamics, and cultural innovation in Southern Africa during the Middle Stone Age

García-Morato, S., Sánchez-Goñi, M. F., Urrego, D., d’Errico, F. (2025). Communications Earth & Environment.

 https://doi.org/10.1038/s43247-025-03051-0

Lire l'article sur le site de Nature Communications

Contacts

  • Sara García-Morato

    UMR EPOC

    saragarciamlm%40gmail.com

  • Maria Fernanda Sanchez Goni

    UMR EPOC

    maria.sanchez-goni%40u-bordeaux.fr

Rédaction de l'article sur le site web du CNRS : CNRS