Une espèce n’a que trois possibilités : migrer, s’adapter ou mourir.
Doit-on commencer à planter des oliviers dans le Sud-Ouest ? Est-ce que les micro-forêts peuvent apporter de la fraîcheur en ville ? Si le pin maritime succombe au nématode, le petit ver qui l’attaque en ce moment, serait-il judicieux de le remplacer par l’eucalyptus ? Annabel Porté, chercheuse au laboratoire Biodiversité, gènes et communautés (Biogeco - INRAE, université de Bordeaux), possède des éléments de réponse à toutes ces questions, elle qui étudie les forêts, naturelles et urbaines, et se penche tout particulièrement sur leur adaptation au changement climatique. « Le mot ''naturelles'' n’est pas idéal, précise-t-elle en préambule, car sous nos latitudes, elles sont toutes plus ou moins gérées par l’homme, alors disons plutôt forêts ''urbaines'' et ''non urbaines''. » Mais Annabel n’est pas très portée sur ce type de débats qu’elle laisse à d’autres, tandis qu’elle se concentre sur des enjeux beaucoup plus concrets.
Exemple : « Il y a une dizaine d’années, on a travaillé à la demande de l’ONF (l’Office national des forêts) sur la dynamique du chêne pédonculé dans les forêts dunaires en Aquitaine. [...]
