Rôle de l’endozoochorie sur la régénération forestière post-incendie
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© Maya Gonzalez/UMR ISPA, Soizig Le Stradic, Capucine Bouflet et Irene Catsaneda Gonzalez/UMR BioGeCo
Fèces de mammifères sur une zone ayant subi un incendie © Maya Gonzalez/UMR ISPA, Soizig Le Stradic, Capucine Bouflet et Irene Catsaneda Gonzalez/UMR BioGeCo
Rôle de l’endozoochorie des mammifères sur la régénération forestière post-incendie
- Porteurs et porteuses de projet : Maya Gonzalez, Soizig Le Stradic et Irene Castañeda
- Laboratoires : UMR BioGeCo / UMR ISPA
- Projet : Rôle de l’endozoochorie des mammifères sur la régénération forestière post-incendie - PHOENIX
Les milieux naturels sont de plus en plus perturbés et menacés par les changements globaux, et il est crucial d’étudier quels sont leur mécanismes de régénération naturelle. Dans un contexte post-perturbation, la recolonisation par les espèces végétales va dépendre, entre autre, de leur capacité à disperser leurs graines jusque dans les zones en régénération. La dispersion des graines est une étape clé dans la vie d'une plante, lui permettant de coloniser de nouveaux milieux. Parmi les mécanismes de dispersion des graines qui existent (abiotiques (anémochorie, hydrochorie) et biotiques (ornithochorie, myrmécochorie)), l’endozoochorie correspond à la dispersion des graines par les animaux suite à leur ingestion. La faune sauvage, notamment les mammifères, peut ainsi jouer un rôle majeur dans ce processus de dispersion, notamment pour disperser les graines sur de grandes distances : un point fondamental dans un contexte de régénération.
Le projet PHOENIX a pour objectif d’évaluer le rôle de l’endozoochorie par des mammifères (herbivores et carnivores) sur la régénération forestière post-incendie. Il s’agit d’identifier quelles sont les espèces végétales et animales impliquées dans cette interaction dans les zones incendiées et non incendiées.
Les zones d’étude sont localisées dans le département de la Gironde dans les communes de la teste de Buch, St Magne et Hostens, touchées par les incendies de l’été 2022. Tout au long de l’année des fèces de mammifères carnivores et herbivores ont été collectées sur le terrain afin d’estimer de façon quantitative le nombre de graines et d’espèces dispersées à la fois dans les zones incendiées et non incendiées. Ensuite en serre, la mise en germination des échantillons permet d’identifier les espèces végétales dispersées par endozoochorie.
Jusqu’à présent plus de 4106 plantules ont été dénombrées, correspondant à environ 55 espèces végétales. Les lagomorphes, lièvres et lapins, sont les principaux animaux impliquées dans la dispersion de graines en zones incendiées.
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Le projet de rceherche PHOENIX croqué par l'illustratrice Donatelle Liens © D.Liens/université de Bordeaux
Les projets émergents du Département
Cette image a été prise dans le cadre d'un projet financé par le Département Sciences de l'environnement et le GPR Bordeaux Plant Sciences dans le cadre de son AAP Projets émergents 2024-2025.
